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ACCES AUX SOINS DANS LE GARD, l’UFC Que Choisir de Nîmes passe à l’action

PROBLEMES D’ACCES AUX SOINS DANS LE GARD
L’UFC-Que Choisir de Nîmes passe à l’action

L’UFC-Que Choisir de Nîmes rend publics les chiffres affolants de la désertification médicale qui frappe notre département, révélée par l’actualisation de la carte de la fracture sanitaire. Face à l’inaction coupable du gouvernement, notre fédération l’attaque aujourd’hui devant le Conseil d’État.
L’UFC-Que Choisir de Nîmes soutient cette démarche et invite les Gardois à également la soutenir en signant et en partageant massivement la pétition « Accès soins – J’accuse l’État » dans le cadre de la campagne #MaSanteNattendPlus.

Un accès territorial aux soins dégradé dans notre département, surtout pour les Gynécologues.

L’accès géographique à la médecine de ville est extrêmement dégradé dans le Gard. Notre analyse montre en effet que 9,0 % des habitants du département résident dans un désert médical1 pour l’ophtalmologie, et que 27,5 % des femmes et 14 % des enfants qui y habitent sont respectivement dans un désert médical gynécologique et pédiatrique.

Bien que les déserts médicaux soient moins répandus pour les généralistes (2,5 % de la population départementale), la situation reste tout de même tendue pour 23,6 % des usagers du département qui ont d’importantes difficultés2 pour accéder à ce pilier du parcours de soins3.

Avec la dimension économique, les déserts médicaux s’étendent dramatiquement

En combinant la dimension géographique et financière de l’accès aux soins, c’est-à-dire en ne prenant en compte que l’accès à des médecins ne pratiquant pas de dépassements d’honoraires, la situation se détériore très fortement en ce qui concerne l’accès aux spécialistes. Les déserts médicaux se retrouvent alors aussi bien les zones urbaines que les zones rurales de notre département.

Dans le Gard, ce sont ainsi 64,4 % des femmes qui résident dans un désert médical pour les gynécologues, 48,4 % des enfants qui sont dans un désert médical pour les pédiatres, et 49,7 % des personnes qui vivent dans une commune où trouver un ophtalmologue respectant le tarif de la sécurité sociale relève de la gageure.

Obtenir un rendez-vous médical est souvent impossible

Pour illustrer les conséquences concrètes des difficultés d’accès aux soins, les bénévoles des associations locales de l’UFC-Que Choisir, dont ceux de notre association locale ont contacté anonymement 2 642 médecins généralistes présents dans 70 départements pour savoir s’ils acceptaient de les suivre en tant que médecin traitant.
Alors qu’au niveau du pays dans 51,5 % des cas les médecins ont refusé la demande de nos bénévoles, à l’échelle de notre région ce pourcentage se monte à 49 %, un chiffre en hausse par rapport à une enquête identique que nous avions réalisée il y a 4 ans (46 %). En ce qui concerne spécifiquement notre département, 77 % des généralistes contactés nous ont indiqué qu’ils ne prenaient plus de nouveaux patients.

Également, 761 ophtalmologues présents dans 65 départements ont été contactés afin de leur demander s’il était possible d’obtenir un rendez-vous pour une visite de contrôle, en tant que nouveau patient. Dans 22   des cas, les professionnels interrogés dans notre région ont refusé de planifier un rendez-vous (contre 28 % à l’échelle nationale).

A VOIR AUSSI :

viàOccitanieinfo le journal de 13h du mercredi 22 novembre 2023 avec Bernard DESANDRE

https://viaoccitanie.tv/viaoccitanieinfo-de-13h-du-mercredi-22-novembre-2023/

 

Le Club « OBJECTIF GARD » en direct le 21/11/2023 avec Emmanuel Carrière et Bernard DESANDRE

https://www.youtube.com/watch?v=zVy83SGs4-4

________________________
1 Un désert médical est caractérisé ici par une accessibilité médicale au moins 60 % inférieure à la moyenne
nationale.
2 Un accès difficile est caractérisé ici par une accessibilité médicale au moins 30 % inférieure à la moyenne
nationale.
3 Précisons que depuis 2021, dans le GARD l’accès territorial à un généraliste, à un pédiatre, et à un gynécologue et à un ophtalmologue s’est dégradé pour respectivement 69,4 %, 19,6 %, 43 % et 63,6 % de la
population.

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